Oct 28

Restaurant Rustique, la nature a tant à offrir

Il était un temps où l’on pouvait encore aller s’asseoir au restaurant, dans le respect complet des gestes barrières et profiter d’un bel instant gourmand au contact des merveilles de la nature.

Cet été, lors d’une semaine no kid, dans le calme encore apparent de la fin aout dans un Lyon un peu désert, nous avons réservé pour Rustique après plusieurs rendez-vous ratés…

Le lieu est sobre, simple mais tellement accueillant. Du bois, des matériaux nobles et bruts, une belle armoire, et le sourire d’Hélène derrière le masque. Sans oublier, un petit crochet pour y déposer son masque pendant le repas, un espace très conséquent entre les tables. Et que le bal commence!

Pour ce rare rendez-vous au resto en tête-à-tête en 2020, on a opté pour la cuisine de Maxime Laurenson et sa Nature Instantanée en 10 services avec un accord mets-vins, original mais tout en maitrise avec de très belles pépites.

 

Tout a commencé avec une entrée autour des Lentilles Vertes du Puy et du sarrasin, c’est bon, gourmand, bien loin des souvenirs de plats de lentilles, on glisse doucement dans les sous-bois de Haute-Loire, loin de la ville, ça sent la mousse et la terre humide, ça fait du bien.

S’il y a un bien un truc que je trouve « à la mode » au resto c’est le pain et le beurre parfumé. Parfois c’est réussi, parfois c’est raté (j’ai le souvenir rance d’un mauvais beurre au thé matcha poussiéreux) … Mais ce goût de beurre fumé au foin et ce pain si croustillant, aux notes bien grillées… ohlala, vous savez quand le beurre fond quasi instantanément sur la tartine chaude, quel bonheur!

J’ai oublié de vous parler de le vaisselle, belle, sans fioritures pour mettre à l’honneur le produit. Cet Opinel au bois foncé et à la lame si précise pour tartiner… tout est si beau sans chercher à en mettre plein la vue. Ce serait donc ça les nouveaux codes de la cuisine française? Je dis banco!

 

Et donc on poursuit avec cet oeuf, des cèpes et des noix, un dressage juste sublime, comme une escapade au poulailler quand on allait chercher les oeufs frais. C’est bon, crémeux, coulant, savoureux… je finis par me taire devant un tel délice (et ça faut du bien à mon mari)

Ensuite, direction l’étable et le champ où les vaches regardent passer les trains… du saint nectaire fermier fondant juste comme il faut, des oignons grillés sans âpreté ni amertume, juste un fumet ultra réconfortant qui rappelle la soupe à l’oignon de l’enfance (non pas celle de la gueule de bois d’il y a 1 an…).

 

Direction le petit lac au bout du chemin pour deux recettes moins gourmandes d’apparence mais tout aussi délicieuses… Quand on écrit son billet de longues semaines plus tard forcement on a oublié certains détails mais les sensations restent vivaces. Quand la truite tonic arrive, j’entends surtout « tonic » gin and co… Or je n’aime ni la truite, ni le gin, on était quand même mal barré… et puis une saveur en bouche totalement dingue de cette truite sauvage, le pep’s de l’esprit tonic gin-citron avec le végétal qui vient rassurer les papilles. Divinement frais au milieu de ce périple en plein nature.

Ensuite c’est le plat signature qui est dans la veine de tout ce que propose ce jeune chef passé par l’école Loiseau, Jean Suplice ou encore Mathieu Viannay : une cuisine locale aux goûts intenses et vrais, composée de produits régionaux. Ce biscuit de brochet et anguille flanqué d’un rail d’oeufs de brochet est délicat, suave, un nuage dans la bouche, fondant comme une guimauve.

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai fait l’impasse sur la viande à suivre, à savoir un pigeon bien trop rosé à mon gout (oui je sais les puristes vont râler) et je ne voulais pas embêter le Chef. La patte de pigeon rotie entière et déposée sur un galet ne m’a pas donné envie non plus… Qu’à cela ne tienne, c’est vers les desserts que je me suis ensuite tournée…

Deux salles deux ambiances. La fraicheur et le croquant de la pêche verveine, sa meringue crousti-fondante, la touche hesperidée mariée à la pêche plein de soleil. J’aurais clairement pu m’arrêter là mais le chocolat géranium a finalement eu raison de moi. Ce gout de géranium rosat que j’aime beaucoup donne beaucoup de corps et de complexité à ce dessert chocolaté ultra bien maitrisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette escapade au coeur de la nature se termine comme elle a commencé, dans un grand sourire et quelques papotages avec elle, qui n’oublie pas de nous glisser quelques douceurs dans la poche pour le retour. Rustique mais bien urbain.

 

Rustique
Rue d’Enghien 69002 LYON
Menus à 45, 68 €
Accord mets à 39€ les 6 verres.
rustiquelyon.fr

 

 

 

 

Jan 15

Les adresses qui secouent la planete food lyonnaise

Hello les Millyonnais,
Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas parlé gourmandises ici!
Aujourd’hui, coup de projecteur sur deux nouvelles adresses épicuriennes qui secouent un peu la planète food lyonnaise. Des adresses hautement instagrammables et parfaites en saveurs, je vous emmène.

#1 – La Mutinerie
Cette nouvelle adresse gourmande s’est installée dans le 6ème arrondissement de Lyon, entre Brotteaux et Masséna. La Mutinerie, c’est son nom, propose une cuisine d’auteur à la sauce Fooding. Ici pas de carte mais seulement les produits cuisinés par le chef. À vous de signaler ingrédients rédhibitoires et allergies.

Dans un cadre de brique et de métal, un peu trop ouvert sur la rue, on déguste une délicieuse cuisine. Autour de 20€ la formule plat-dessert avec un très bon canard et légumes d’automne et surtout un jus corse à saucer jusqu’à la dernière mouillette !

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Août 15

Diner poétique au Clair de la Plume

Hello les Millyonnais,
Aujourd’hui, retour en Provence et plus précisément en Drôme provençale sur les traces de nos vacances en famille et notre découverte du restaurant Le Clair de la Plume. Comme vous le savez peut-être, je suis très attachée à Grignan, ce village perché cher à la Marquise de Sevigné. J’adorais y venir petite fille, j’ai eu la chance de m’y marier il y a quelques années et je reviens toujours avec plaisir car nous avons de la famille sur place. Mais c’est toujours délicat de venir rendre visite à sa famille et de partir se régaler en amoureux à l’une des tables les plus gourmandes de la région.

On a donc profité de ces vacances pour déposer les enfants et filer en amoureux au Clair de la Plume découvrir enfin la cuisine poétique et méditerranéenne de Julien Allano.
Dès notre arrivée, nous nous sommes installés dans le jardin méditerranéen magnifiquement entretenu pour un apéritif au soleil couchant. Pour commencer et accompagner notre vin Rosé du Domaine de Grangeneuve (à consommer avec modération), nous avons dégusté trois petites bouchées délicieuses : une huître végétale au travers d’une feuille au goût d’iode, un cromesquis de tomme de brebis fondante et granny Smith, et un rouleau courgette et anchoïade. Parfait pour débuter cette belle soirée! Après consultation appuyée de la carte, on porte notre choix pour le menu Dégustation en 5 services (la canicule a raison de notre appétit d’ogre !)

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Avr 23

Retrouvailles en famille chez les Frères Ibarboure

Hello les Millyonnais,
Il est des adresses qui réveillent toutes les émotions. Des instants d’enfance qui reviennent, des souvenirs emplis d’amour… la Table des Frères Ibarboure est de celles-la. Avant même de vous raconter ce joli dîner en amoureux à l’occasion de nos vacances au pays basque, je veux vous parler de cette adresse nichée dans les collines basques à deux pas des rochers de la plage de Parlamentia, celle d’une famille.

J’ai connu la table des Frères Ibarboure du temps de Philippe et Martin, accompagnées en salle par leurs épouses. Quinze ans durant, nous avons fêté ici dans cette maison basque si accueillante la fin de nos vacances en famille. Aujourd’hui, j’ai emmené l’Homme partager ici notre histoire familiale épicurienne.

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Juin 12

Amsterdam #5 – A table au Bridges Restaurant

Hello les Millyonnais,
En plein nostalgie d’Amsterdam, je vous propose de revivre la jolie expérience culinaire du Bridges Restaurant. Ce restaurant installé au bord de Oudezijds Voorburgwal est le restaurant étoilé Michelin du Sofitel Legend The Grand. Situé dans un ancien couvent entièrement réaménagé en luxueux établissement, on découvre en bord de canal, un restaurant lumineux à la décoration moderne à l’accent maritime.

Dans le port d’Amsterdam, la carte du Bridges Restaurant fait bien entendu la part belle aux poissons et fruits de mer. C’est donc tout naturellement que nous faisons le choix du menu du chef autour de 4 plats iodés. Dès l’apéritif, nous avons droit à de nombreux clins d’oeil marins. Le beurre apparait sous la forme de jolies perles de culture dans une coque nacrée. Première dégustation, une gaufre salée avec cubes de saumon et betterave, petite sauce aux herbes. J’aurai bien piqué celle de Chéri tellement c’était bon. Ensuite, c’est un magnifique corail (imitation que les écolos se rassurent!) abritant des coques, palourdes et amandes qui est arrivée.

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